Institution majeure des arts de la scène, le Théâtre National Congolais porte depuis plusieurs décennies la mission de promouvoir et de sauvegarder l'expression théâtrale congolaise. Fondé en 1969, il a contribué à former des générations d'artistes et à faire rayonner la création nationale à travers le pays et au-delà des frontières.
Son histoire a cependant été marquée par une épreuve importante : la destruction de sa salle de spectacle emblématique, la Cultrana, autrefois implantée sur le site où se dresse aujourd'hui le Stade des Martyrs. Privée de son lieu de représentation historique, la compagnie a été contrainte de poursuivre ses activités dans des espaces d'accueil occasionnels, malgré les difficultés liées à l'absence d'une scène permanente.
Pour le directeur général du Théâtre National Congolais, M.Frederick Ngandu Tshibutu, l'accueil réservé par le CCAPAC-Grand Tambour représente bien plus qu'une opportunité de prestation.
Retrouver une scène pour faire vivre le théâtre
Journaliste : Après la disparition de la salle Cultrana, le Théâtre National Congolais a traversé une longue période sans disposer de son propre espace de représentation. Que représente pour vous cette prestation au Petit Théâtre du CCAPAC-Grand Tambour ?
M. Frederick Ngandu Tshibutu : La destruction de notre salle, la Cultrana, a marqué une période particulièrement difficile pour le Théâtre National Congolais. Nous nous sommes retrouvés sans lieu fixe pour accueillir nos spectacles, au point de devenir, en quelque sorte, un théâtre sans théâtre. Malgré cela, nous avons continué à créer et à produire, même si les occasions de nous produire demeuraient limitées.
Aujourd'hui, être accueillis au CCAPAC-Grand Tambour revêt une importance particulière. Cet espace nous permet de présenter nos productions, de renouer avec le public et de participer au renouveau de la culture congolaise à travers le théâtre. Nous remercions le Centre pour cette ouverture qui nous offre la possibilité de faire revivre notre art dans des conditions propices. Cette expérience est porteuse d'espoir et ouvre des perspectives encourageantes pour l'avenir du théâtre congolais.
Préserver le patrimoine théâtral national
Pour M. Lando Christian, responsable de la Dramathèque congolaise du CCAPAC-Grand Tambour, cette initiative s'inscrit dans la vocation même de l'institution : faire vivre la mémoire culturelle congolaise tout en offrant une plateforme aux créateurs et aux institutions artistiques du pays.
Journaliste : Pourquoi était-il important d'accueillir le Théâtre National Congolais au Grand Tambour ?
M. Lando Christian : Accueillir le Théâtre National Congolais au Grand Tambour est avant tout un devoir de mémoire et de responsabilité culturelle. Cette institution historique occupe une place centrale dans notre patrimoine artistique et mérite de bénéficier d'espaces où elle peut continuer à transmettre son savoir-faire et son héritage.
Le Grand Tambour a été conçu comme un lieu de promotion, de préservation et de valorisation de la culture congolaise. Il était donc naturel d'ouvrir nos portes au Théâtre National Congolais. Au-delà d'une représentation, cette rencontre traduit notre volonté de soutenir durablement le théâtre congolais, de protéger notre patrimoine culturel et de renforcer notre souveraineté culturelle.
Un signal fort pour l'avenir du théâtre congolais
En ouvrant ses portes au Théâtre National Congolais, le CCAPAC-Grand Tambour contribue à redonner visibilité et espace d'expression à une institution emblématique dont le parcours témoigne des défis auxquels le secteur théâtral congolais a été confronté au fil des années.
Cette rencontre rappelle l'importance de multiplier les lieux de diffusion artistique afin de permettre aux créateurs de poursuivre leur travail, d'élargir leur audience et de maintenir un dialogue vivant avec le public.
L'expression utilisée par son directeur général, « un théâtre sans théâtre », résume à elle seule la réalité qu'a traversée cette institution. Aujourd'hui, la scène du Petit Théâtre du Grand Tambour apparaît non seulement comme un espace d'accueil, mais aussi comme un symbole de résilience, de transmission et de renaissance culturelle.
À travers cette collaboration, un message fort est envoyé : la vitalité du théâtre congolais dépend autant du talent de ses artistes que de l'existence de lieux capables d'accueillir leurs créations, de soutenir leur travail et de transmettre cet héritage aux générations futures.
Son histoire a cependant été marquée par une épreuve importante : la destruction de sa salle de spectacle emblématique, la Cultrana, autrefois implantée sur le site où se dresse aujourd'hui le Stade des Martyrs. Privée de son lieu de représentation historique, la compagnie a été contrainte de poursuivre ses activités dans des espaces d'accueil occasionnels, malgré les difficultés liées à l'absence d'une scène permanente.
Pour le directeur général du Théâtre National Congolais, M.Frederick Ngandu Tshibutu, l'accueil réservé par le CCAPAC-Grand Tambour représente bien plus qu'une opportunité de prestation.
Retrouver une scène pour faire vivre le théâtre
Journaliste : Après la disparition de la salle Cultrana, le Théâtre National Congolais a traversé une longue période sans disposer de son propre espace de représentation. Que représente pour vous cette prestation au Petit Théâtre du CCAPAC-Grand Tambour ?
M. Frederick Ngandu Tshibutu : La destruction de notre salle, la Cultrana, a marqué une période particulièrement difficile pour le Théâtre National Congolais. Nous nous sommes retrouvés sans lieu fixe pour accueillir nos spectacles, au point de devenir, en quelque sorte, un théâtre sans théâtre. Malgré cela, nous avons continué à créer et à produire, même si les occasions de nous produire demeuraient limitées.
Aujourd'hui, être accueillis au CCAPAC-Grand Tambour revêt une importance particulière. Cet espace nous permet de présenter nos productions, de renouer avec le public et de participer au renouveau de la culture congolaise à travers le théâtre. Nous remercions le Centre pour cette ouverture qui nous offre la possibilité de faire revivre notre art dans des conditions propices. Cette expérience est porteuse d'espoir et ouvre des perspectives encourageantes pour l'avenir du théâtre congolais.
Préserver le patrimoine théâtral national
Pour M. Lando Christian, responsable de la Dramathèque congolaise du CCAPAC-Grand Tambour, cette initiative s'inscrit dans la vocation même de l'institution : faire vivre la mémoire culturelle congolaise tout en offrant une plateforme aux créateurs et aux institutions artistiques du pays.
Journaliste : Pourquoi était-il important d'accueillir le Théâtre National Congolais au Grand Tambour ?
M. Lando Christian : Accueillir le Théâtre National Congolais au Grand Tambour est avant tout un devoir de mémoire et de responsabilité culturelle. Cette institution historique occupe une place centrale dans notre patrimoine artistique et mérite de bénéficier d'espaces où elle peut continuer à transmettre son savoir-faire et son héritage.
Le Grand Tambour a été conçu comme un lieu de promotion, de préservation et de valorisation de la culture congolaise. Il était donc naturel d'ouvrir nos portes au Théâtre National Congolais. Au-delà d'une représentation, cette rencontre traduit notre volonté de soutenir durablement le théâtre congolais, de protéger notre patrimoine culturel et de renforcer notre souveraineté culturelle.
Un signal fort pour l'avenir du théâtre congolais
En ouvrant ses portes au Théâtre National Congolais, le CCAPAC-Grand Tambour contribue à redonner visibilité et espace d'expression à une institution emblématique dont le parcours témoigne des défis auxquels le secteur théâtral congolais a été confronté au fil des années.
Cette rencontre rappelle l'importance de multiplier les lieux de diffusion artistique afin de permettre aux créateurs de poursuivre leur travail, d'élargir leur audience et de maintenir un dialogue vivant avec le public.
L'expression utilisée par son directeur général, « un théâtre sans théâtre », résume à elle seule la réalité qu'a traversée cette institution. Aujourd'hui, la scène du Petit Théâtre du Grand Tambour apparaît non seulement comme un espace d'accueil, mais aussi comme un symbole de résilience, de transmission et de renaissance culturelle.
À travers cette collaboration, un message fort est envoyé : la vitalité du théâtre congolais dépend autant du talent de ses artistes que de l'existence de lieux capables d'accueillir leurs créations, de soutenir leur travail et de transmettre cet héritage aux générations futures.




